Les aveugles à l’école et dans la société, une étude psychologique

Thomas D. CUTSFORTH

[…] Toutes les activités mentales de l’enfant aveugle congénital sont altérées par l’absence de vue. Pas un seul sens n’y échappe; l’appareil sensoriel et les processus d’observation de l’aveugle sont organisés assez différemment de ceux des enfants voyants ordinaires. Son monde social, comme son monde des objets ou son monde perçu, n’est pas le même que celui dans lequel vit l’enfant voyant. C’est nier les faits que de soutenir, comme le font bon nombre de nos éducateurs pour aveugles, que l’organisation de l’enfant aveugle et sa croissance peuvent se poursuivre comme chez l’enfant ordinaire en l’absence de ce sens de la vue. Ce n’est pas plus logique ni correct d’affirmer qu’une mélodie serait identique si la note dominante était omise à chaque fois qu’elle doit être jouée ou qu’au bridge ce serait la même chose si tous les cœurs étaient supprimés avant le début de la partie. Même dans les cas de cécité tardive, quand l’organisation de l’activité sensorielle a été atteinte à un certain niveau et que la stimulation sensorielle est alors empêchée, l’organisation ne continue pas comme elle avait commencé; elle est immédiatement altérée dans le processus de réorganisation progressive.

20,00

Collection : Sous-collection : Corpus Tactilis "Historia" Étiquettes : ,
  • 978-2-36593-100-7

Thomas D. CUTSFORTH (texte)

Thomas D. Cutsforth a perdu la vue à l’âge de 11 ans. Il est docteur en psychologie. Ce livre a été une virulente attaque (comme Chevigny) contre les organisations d’aveugles et les écoles spécialisées. Il se moque de Helen Keller, qui décrit le monde en couleur comme un perroquet qui singe les voyants. Elle lui en a voulu à mort.