Dans la presse

Dans cette rubrique, vous pourrez découvrir des articles sur la maison d’édition. Les articles relatifs à des titres en particulier sont à lire dans la rubrique “presse” de chaque titre.

France inter “Esprit d’initiative”
Sophie Blain présente le coffret multisensoriel évocateur de souvenirs.

France 5 , émission“À vous de voir”
sur le thème : LIS-MOI LE MONDE, 4 janvier 2021 ( à découvrir en replay durant 1 an)

Paroles de crèches, la news du Guide des établissements d’accueil de la petite enfance, “Parole d’experte”, décembre 2020

Blog Delphine Bourbon, interview Philippe Claudet (fondateur LDQR), 20 février 2020

Atelier Muji Ginza, Tokyo, 2018

Paroles de crèches, la news du Guide des établissements d’accueil de la petite enfance, rubrique “Parole d’experte”, par Laurence de Percin, décembre 2020

Présente chaque année au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, la maison d’édition associative Les Doigts Qui Rêvent crée, adapte et diffuse des albums tactiles pour les enfants déficients visuels. Depuis 1994, pas moins de 47 992 livres ont déjà été produits : entièrement à la main, en France, avec l’aide d’entreprises d’insertion. Sophie Blain; directrice, raconte cette formidable aventure humaine et littéraire.

Comment est né le projet Les Doigts Qui Rêvent ?

C’est un enseignant qui exerçait dans une classe de jeunes enfants déficients visuels dans les années 1990. A cette époque à la maternelle, il n’existait pas d’album adapté à leur mode de représentation. Les enfants découvraient le braille en arrivant au CP. En 1994 cet enseignant, Philippe Claudet, a fondé une maison d’édition associative qu’il a baptisée « Les Doigts Qui Rêvent » pour concevoir des albums tactiles. Il en a été le directeur pendant 20 ans.
Le sens du toucher est souvent négligé, voire interdit (« Ne touchez pas ! »). Pourtant c’est le premier sens du bébé à sa naissance et c’est aussi le sens qui reste quasiment intact jusqu’à la mort. Il est actif sur tout le corps et c’est le seul sens de la réciprocité : on touche et on est touché en même temps. Il est donc très enrichissant et malheureusement trop sous-employé dans les apprentissages.

Comment avez-vous mis au point vos albums tactiles ?

Toutes nos productions naissent des ateliers avec les enfants, des retours d’expériences avec les familles et les instituts spécialisés, mais également des tous derniers travaux de recherche. Nous devons nous détacher de nos réflexes oculo-centrés : comment un enfant aveugle peut-il se représenter l’infiniment petit (une molécule), ou l’infiniment grand (une galaxie) ? Devant une image, nous pouvons prendre du recul pour avoir une vision d’ensemble. Les non-voyants doivent rester tout près et se représentent les choses mentalement par séquences : texture, contours, reliefs de plusieurs niveaux. Pour eux il y a des choses faciles à appréhender au toucher (une pomme) et des choses plus difficiles (un oiseau). Ils doivent aussi apprendre à passer d’un objet en 3D à un livre en 2D et prendre conscience de l’écrit en braille qui accompagne l’image. Tout cela demande beaucoup de concentration. Le plaisir de la lecture est moins fort et impose une charge cognitive plus fatigante.

Quelles solutions proposez-vous ?

Les illustrations tactiles doivent être porteuses de sens mais aussi s’adapter au mode de représentation des enfants déficients visuels. L’objectif est de leur constituer une culture tactile de plus en plus riche, pour développer leur connaissance tactile et leur imaginaire. Les formes, les textures, les explorations, les manipulations proposent une richesse d’expériences et une diversité qui les accompagne durant les différents stades de leur apprentissage. Dès 6 mois on peut commencer à donner des livres textiles à caresser, tapoter, gratter. Pour les 2-3 ans on privilégie les illustrations simples pour alléger l’effort cognitif et favoriser une lecture plaisir plus intuitive. Vers 4-5 ans les illustrations tactiles sont plus symboliques et commencent à se rapprocher des représentations des personnes voyantes. Pour autant, les albums sont accessibles à tous, voyants ou non-voyants. Ils permettent aussi à certains publics ayant des besoins spécifiques (déficience auditive, cognitive, dyslexie, dyspraxie, déficience mentale) d’accéder plus facilement au livre et de partager des moments de lecture « plaisir » avec tout le monde.

Où sont fabriqués vos albums ?

Dans notre atelier de production, à Talant, près de Dijon (Côte d’Or), les salariés et les bénévoles façonnent, découpent, cousent et collent… Pour certains travaux de découpe, d’encollage, de couture ou d’embossage du braille, nous travaillons avec des entreprises d’insertion et des établissements d’aide par le travail, réservés aux personnes handicapées. L’impression est faite en France, la reliure en Côte d’Or. Chez nous, tout est local et solidaire !

Lien pour découvrir l’article sur le site ESF éditeur : http://dalloz.marketing.efl.fr/res/efl_dalloz/nl_gsedec2020.html#paroles

© ESF éditeur, Laurence de Percin, décembre 2020

Interview Philippe Claudet par Delphine Bourbon,  

 

Delphine Bourbon : Comment vous est venu le nom de votre maison d’édition Les Doigts Qui Rêvent ? Qui est un nom que je trouve très poétique.

Philippe Claudet : La légende familiale veut que nous descendions de Dijon pour aller à Antibes, chez ma mère. Nous étions trois dans la voiture : ma femme, mon fils et moi. Nous cherchions un nom d’association et ma femme notait sur un morceau de papier tout ce qui nous venait en tête et il est resté Les Doigts Qui Rêvent, mais personne ne s’est jamais souvenu de celui d’entre nous qui avait trouvé le nom.

DB : Racontez-moi l’histoire des Doigts Qui Rêvent ?

PC : Je suis devenu instituteur sur le tard et j’ai été nommé pour mon premier poste dans une maison de redressement, donc avec des délinquants. Au bout d’un an, le titulaire est revenu et je suis allé en hôpital psychiatrique pour enseigner à des enfants psychotiques et autistes. Cette expérience a été assez dure parce que je ne supportais pas qu’ils n’aient aucune communication avec moi. Je me suis beaucoup investi et j’ai lu beaucoup de livres de psychologie. Peut être me suis-je trop investi puisqu’à la fin de l’année j’étais à bout psychologiquement et j’ai pris un poste de remplaçant pour l’année suivante. Mon inspecteur m’a alors demandé en janvier de prendre une classe d’enfants aveugles dans un centre spécialisé à Dijon. J’ai commencé et j’ai très vite remarqué que cette classe était à l’abandon. Dans ma salle de classe il n’y avait même pas un seul livre et je devais leur apprendre à lire. J’avais cinq enfants aveugles sous ma responsabilité et certains avec des troubles mentaux. Parmi eux, il y avait Amandine une petite fille de 5 ans et demie, qui n’avait jamais été scolarisée et qui n’avait jamais lu de livre. La semaine elle était interne parce que l’école était très loin de chez elle et elle était complètement perdue. À la récréation, il fallait la prendre dans ses bras parce qu’elle avait peur de tout. Je me suis donc dit qu’il fallait que je fasse quelque chose pour elle, je ne pouvais pas la laisser ainsi. Alors très vite, j’ai commencé à faire des livres pour Amandine et pour les autres enfants de ma classe. Je ne pouvais pas leur apprendre la lecture sans livres, cela me paraissait fou. Mon premier livre s’appelait Au pays d’Amandine … dine, dine. Les éducateurs m’ont dit que tous les soirs, elle dormait avec le livre. Pourtant cette maquette était très lourde, mal faite, toutes les erreurs du débutant étaient dans ce livre. Mais il parlait d’Amandine, donc elle s’y retrouvait. Cela m’a interpellé. J’ai alors cherché une bibliothèque spécialisée ou une librairie pour trouver des livres pour les enfants aveugles. C’était avant Internet et ce n’était pas facile. Mais il n’y avait rien ; alors je consacrais mes week-ends et mes vacances à réaliser des livres à la main, pour mes élèves. Bien sûr, j’aimais le faire et heureusement je ne suis pas trop maladroit. Ce premier livre a été montré par le directeur dans différentes réunions hors de l’école et assez vite nous avons reçu des commandes. La direction a décidé de faire fabriquer trois exemplaires pour y répondre, ce qui était absurde car ou bien on produit ou bien on ne produit pas, mais trois exemplaires c’était ridicule. Les commandes montraient qu’il y avait une demande. Mais je ne trouvais personne pour les fabriquer. Par chance j’ai rencontré quelqu’un d’un Lions Clubs qui m’a proposé un don pour faire cent exemplaires ! Et j’ai trouvé un Atelier Protégé qui a bien voulu les fabriquer mais qui s’est vite aperçu que c’était trop difficile pour leur public. J’ai donc terminé la production pendant l’été, chez moi. Mais mon activité devenait encombrante pour l’école. Le directeur m’a dit que la fabrication de livres n’était pas dans les missions d’une école.

Cet été là l’association ANPEA (Association Nationale des Parents d’Enfants Aveugles) m’a contacté. Un groupe de parents voulait faire quelque chose au niveau du livre et des jeux adaptés pour les enfants aveugles. Parmi eux, Patricia a accepté de devenir la présidente de l’association ; en tant qu’instituteur je ne pouvais pas l’être. Donc j’ai créé le livre Amandine en 1993 et j’ai créé l’association en décembre 1994 et pendant 7 ans j’ai fait les deux. Je voulais trouver un atelier de production, mais tous les interlocuteurs que je contactais pensaient que mon projet était irréaliste et pas rentable. Alors pendant mon temps libre, grâce aux pages jaunes, j’ai écrit partout pour trouver une solution et un jour quelqu’un de la direction de l’équipement m’a contacté. Elle m’a proposé de réunir autour d’une table, une vingtaine de personnes qui pourraient m’aider de près ou de loin. Un mois plus tard, à cette réunion, j’ai rencontré deux personnes qui faisaient de l’insertion de publics en difficultés, notamment des jeunes. Leur travail consistait à évaluer les personnes qui leur étaient adressées d’une tutelle pour les réorienter vers la formation, la psychiatrie…c’est-à-dire dans un parcours d’insertion, et ils n’avaient pas d’activité de travail pendant laquelle ils pouvaient les évaluer ; c’est pourquoi mon projet les intéressait. De plus, faire des livres pour les enfants aveugles, cela a du sens. Comme j’étais en classe toute la journée et que je ne pouvais pas faire grand-chose, ils ont trouvé un local, se sont occupés de tout et trois mois plus tard l’atelier était né. Ils ont trouvé un encadrant, qui avait été lui-même en insertion (il avait été victime d’une restructuration et puisqu’il était le dernier arrivé, il avait été licencié ; il avait 50 ans). On lui adressait des personnes et il les évaluait à travers l’activité de découper et coller pour fabriquer des livres tactiles. Moi je me chargeais de tout ce qui était administratif. Donc, tous les jours je passais à l’atelier le matin avant l’école et le soir après pour les expéditions. Cela a duré comme ça jusqu’en 2000.  

En 2000 je ne pouvais plus tout concilier. Une classe d’enfants aveugles c’est tous les soirs 2, 3 heures de travail pour le lendemain, plus Les Doigts Qui Rêvent (Ldqr) qui fonctionnait bien, les livres se vendaient, preuve qu’il y avait une demande et un besoin, alors il fallait en créer d’autres. Cela faisait beaucoup d’heures de travail, une pétition des parents décidait Mme S. Royale de me mettre à disposition et j’ai été à plein temps aux Doigts Qui Rêvent. Quelques mois après, un décret du gouvernement a changé les règles et l’atelier a fermé ; nous avons déménagé en catastrophe et j’ai engagé la première salariée qui est toujours à l’association. Mais pour que Ldqr survive, il fallait la développer. Par chance, à cette époque, le ministère de la culture, pionnier à cette époque en Europe, à encouragé les bibliothèques à acquérir des fonds d’éditions adaptées pour les publics empêchés de lire ; cela concernait les enfants aveugles, sourds, d’une autre culture… Donc, il donnait des fonds aux bibliothèques pour s’équiper et, en même temps, il en a donné à des structures comme la nôtre pour fabriquer les livres, puisque le secteur privé ne s’en occupait pas. Très vite nous avons diffusé en écoles spécialisées et en bibliothèques publiques. En même temps, l’Union Européenne développait des programmes financiers pour le handicap et avec l’aide précieuse du Ministère de la Culture et de la Région Bourgogne, nous avons demandé une aide à l’UE. Nous avons commencé avec trois pays et maintenant nous devons en être à vingt-et-un, dont l’Inde, les États-Unis, la Russie… À partir de là j’ai pu engager des maquettistes. À ma connaissance, nous sommes la seule maison d’édition associative au monde, en plus internationale, à faire des livres tactiles illustrés pour les enfants aveugles. Les autres pays n’arrivent pas à produire, alors ils commandent à notre association. Nous nous sommes rendus compte que cette activité, qui était chargée de sens, faisait du bien à des personnes qui étaient « cabossées par la vie », ou isolées parce qu’elles sont en situation de donner, en plus à des personnes qui ont moins de chance qu’elles et elles sont remerciées pour leur travail, donc valorisées et cela ne leur ai jamais arrivé. Pourtant nous avons des personnes qui ne sont pas spécialement douées avec leurs mains, mais nous les plaçons toujours sur une tâche, aussi petite soit-elle, qu’elles vont réussir, pour les valoriser. Et grâce au soin qu’elles apportent dans leur travail, nous parvenons à faire de très beaux livres et solides.

Nous avons également des bénévoles qui viennent, à leur convenance. Certaines sont présentes trois jours par semaine et d’autres rien qu’une demi-journée, mais cela leur fait du bien parce qu’elles sortent de chez elles. Il y a des personnes âgées qui ont de l’arthrite, donc, elles ont un peu de mal pour travailler, mais elles viennent quand même. En général, ce n’est pas par choix que les bénévoles nous quittent, mais pour des raisons médicales. Il y a même des bénévoles qui enrôlent d’autre bénévoles. Je ne sais pas très bien comment, mais nous avons réussi à créer un lieu très convivial. Nous essayons également de les aider quand ils ou elles en ont besoin, grâce à notre réseau, par exemple, nous avons déjà mis des femmes en relation avec les droits de la femme. Nous avons également souvent des télés et des radios du monde entier qui viennent à l’association, visiter l’atelier et nous présentons tous les membres de l’équipe et les bénévoles.

Couverture du livre La chasse à l’Ours
Intérieur du livre La chasse à l’Ours

 

DB : Quelles sont les étapes de création d’un de vos livres ?

PC : Il y a deux types de livres, soit vous créez un livre, soit vous adaptez un livre publié. Quand nous adaptons, la fabrication est plus compliquée, parce que le livre doit avoir du sens tactilement et ce que nous ne voulons pas c’est qu’en le faisant nous détruisions la version originale. Il y a des livres, au bout de deux pages, nous bloquons, alors nous abandonnons. Nous pouvons travailler 2 mois, 5 mois voir des fois 2, 3 ans sur un projet que nous finissons par abandonner parce que ça ne fonctionne pas. Par exemple, quand j’ai adapté Petit-Bleu et Petit-Jaune de Leo Lionni, le problème que nous avons eu était le nombre de pages de l’original et il a fallu doubler le format en mettant deux pages côte à côte en paysage. Quand nous créons un livre c’est beaucoup plus simple. La première étape est d’avoir l’idée, et en principe nous avons une idée qui concerne un âge. Cela ne veut pas dire un âge biologique, c’est plutôt un âge de développement. Quand on dit qu’un enfant est aveugle, cela veut dire qu’il perçoit au maximum la lumière ; les personnes aveugles qui ne voient absolument rien sont très rares. Il y a en général, au minimum, une perception de la lumière. Et déjà en ciblant un âge de développement, cela restreint tout de suite, le chant des possibles et indique le nombre de pages et le format (taille de deux mains à plat d’un enfant). Ensuite comme Les Doigts Qui Rêvent s’appuie sur des travaux de psychologues qui ont démontré que la texture a beaucoup plus de sens pour un enfant aveugle que la forme, cela veut dire que nos livres ne peuvent pas être faits en dessin en relief avec une ligne en encre gonflable pour le contour d’une souris, d’une maison… cela n’aurait pas de sens pour un enfant aveugle. Par contre, la texture a du sens elle facilite l’acte de reconnaissance. Mais plus il y a de textures plus il y a de choix de matériaux à trouver qui doivent tous être différents en textures et en couleurs, parce qu’il y a beaucoup d’enfants qui ont un reste de vision ; ils ne voient pas un bleu ou un jaune, par exemple, mais des nuances de gris, mais cela leur permet de différencier des éléments, des personnages. Donc les couleurs et les contrastes forts sont très importants aussi. Nous varions beaucoup les textures de livres en livres, et chaque fois il faut vérifier que la matière choisie se coupe et se colle (et ne coute pas trop cher !). Il y a des tissus qui sont magnifiques mais indécoupables avec le matériel dont nous disposons (emporte-pièces et presse). Il faut également pouvoir les fixer avec les colles que nous avons. Donc, tout cela prend beaucoup de temps. Nous mettons entre huit à douze mois pour concevoir un livre et environ le même temps pour en faire trois cents exemplaires, puisque pour chaque livre nous produisons entre cent et trois cents exemplaires. En moyenne, une fois que tout a bien été choisi et que nous avons le matériel, pour des petits livres très simples, nous avons quarante-cinq minutes de main d’œuvre et trois heures pour des livres plus compliqués, le record a été à douze heures de travail par exemplaire. C’est beaucoup. Le temps de main d’œuvre fait de ces livres des petits bijoux d’artisanat d’art, et c’est pour cela que peu s’y risquent puisque sans subvention et sans dons, il est impossible d’équilibrer un budget. En ce moment entre 20 et 30 % de notre fabrication est exportée et ça ne fait qu’augmenter.

Atelier Muji Ginza, Tokyo, 2018

Couverture de la publication "Atelier Muji Ginza 2018"

ATELIER MUJI is:

A workshop that provides clues on how to move into our future by looking back to the origins of our lives.

After having opened in 2001, MUJI Yurakucho will close its doors as of December, 2018. Together with this closure, ATELIER MUJI will cease its activities at these premises. It started as, and will finish as ATELIER MUJI, although it was also called Open MUJI for a certain period.

In the year 2018, 5 exhibitions took place in Japan as well as 1 overseas.

When the new year arrived, a gift-themed exhibition and related events were organised, inspired by an enormous modern-to-contemporary design collection, that enriched our lives and society in general; In Spring, creations by modern artists and creators filled a space based on thoughts about “objects”; Once Summer began, we enjoyed a new experience in an inclusive reading room exploring handmade tactile picture books made in France; When Autumn came, we learned how to appreciate Japanese tea culture in a modern way; Finally, in Winter, those nurtured by woodlands and forests came together from all over Japan, and created an open space to share the enjoyment of design and its ability to motivate us to create something with our own hands.

We would like to thank all those who supported the ATELIER MUJI activities over this long period, and all those who came to see our exhibitions or participated in the related events. And soon, in April 2019, ATELIER MUJI GINZA will be born in the MUJI GINZA store. We look forward to seeing you again at this new site, with its new name. 

“The delightful tactile illustrated book reading room from France” exhibition

Come and enjoy our wonderful little tactile reading room. Welcoming you are some exceptionally beautiful tactile illustrated books and a delightful giant poster, all to be touched and enjoyed. They were born in a French workshop for blind and visually impaired children.

Please stay here as long as you like to enjoy caressing them gently, with both hands and all five senses.

You may find yourself wanting to speak with somebody after this experience, without knowing why.

These amusing tactile books are just like your friends: Always beside you, they get on with anybody, anywhere, and anytime. With them, we will all be taken on an adventure to explore somewhere new.

Where the tactile books and poster were created

Les Doigts Qui Rêvent (Dreaming fingers) is a workshop that creates tactile illustrated books for blind and visually impaired children. Established as a non-profitable organization in Talant, Burgundy (France) in 1993, all their tactile books are made by hand one by one. Many people, such as creators, industry professionals, community workshops and volunteers, are involved in its cooperative creation process from ideas to realizations. Delightfully beautiful illustrated books are born every day in this place to be caressed by those who need them. Their tactile illustrated books are on sale at the official bilingual website (English / French):

▶http://www.ldqr.org

Typhlo & Tactus ▶http://www.tactus.org

Tactile illustrated books by “Les Doigts Qui Rêvent”

It was Philippe Claudet, a former elementary school teacher in France, who set up “Les Doigts Qui Rêvent” ’s activity. He started with the first book “Au pays d’Amandine… dine, dine” (“In the country of Amandine… dine, dine”) which was one of the exhibited books. This book was created by Philippe for a visually impaired student called Amandine, when no suitable books or teaching materials could be found in bookstores or libraries at the time.

This tactile illustrated book creation project originated from only one person, but it has now grown into an NPO (Non-profit organisation) that is engaged in developing, creating and selling brilliant books with many different stories, designs and functions. Among them all, one of the most delicate tactile illustrated books is “Little Red Riding Hood”. It has been created in an accordion format like picture scrolls, with folded textured paper similar to Japanese washi paper quality. All the characters are represented by various round shapes in different sizes and colours; they become bigger or smaller as the story goes along. This well-known tale of Little Red Riding Hood helped everyone from all generations and regions to enjoy and fully experience the book, and more than that, reading it by touch rewarded us with an additional surprise from this original, dainty, yet simple creation.

Exhibition route guide

In the venue, the exhibition route was suggested by a red wooden strip on the wall which acted as a tactile guide so that visually impaired visitors could enjoy the exhibition at ease. The wood was carefully polished to have a smooth surface, and was painted in red to attract the attention of all kinds of visitors with or without eye-sight issues.

Audio guide

The audio guide was placed at the starting point of the exhibition. It was set off by a motion sensor and also by a button on the guide strip to give visitors audible information about the exhibition. 

Braille texts

All the displayed texts were also printed in braille. We carefully studied the height at which the braille would be displayed to be as appropriate as possible for visitors of all ages.

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