Bébé lézard, bébé bizarre

Hye-sook KANG

Malheur ! Bébé lézard s’est fait voler sa queue et il se sent tout bizarre ! Pour y remédier, il se met à la recherche d’une nouvelle queue… Mais attention, les autres animaux ne sont pas partageurs !

Adaptation tactile réalisée dans le cadre d’ateliers avec la bibliothèque départementale de la Sarthe. Pour une lecture digitale facilitée, chaque animal est représenté de profil, avec des textures signifiantes et contrastées.

70,00

Collection : Étiquettes : , Je ne lis pas encore, Je suis un lecteur débutant

Nous attirons votre attention sur le fait que pour ce livre exceptionnellement, le titre n’est pas imprimée en braille sur la couverture.

  • Fort contraste, À manipuler
  • Typo créée par l'illustrateur, corps 28
  • 9782365930437

Hye-sook KANG (texte)

Auteure et illustratrice coréenne, Hye-sook Kang a été lauréate du prix du Korean Andersen Award attribué par le Korean Board on Books for Young People en 2005 (équivalent de l’IBBY). Elle est diplômée en design et illustration numérique, et reconnue comme une artiste multimédia innovante.

Les Doigts Qui Rêvent (illustrations)

Sensibilisation à la déficience visuelle

Ce livre est une adaptation d’une version illustrée écrite par Hye-Sook Kang et parue aux éditions Rue du Monde. Vous pouvez présenter aux enfants les deux versions de cette histoire, l’une à côté de l’autre. Cela permet d’aborder de nombreuses notions :

 

  • La notion d’adaptation d’un livre en un livre adapté
  • Les différents modes de représentation (graphique, tactile)
  • La déficience visuelle (cécité et malvoyance) qui a pour incidence de rendre inaccessibles le texte et les illustrations imprimées (lisibilité et compréhension).
  • L’écriture braille

 

Autour de la découverte du braille, avec une tablette braille et un alphabet en braille comprenant le sens de lecture et le sens d’écriture, vous pouvez mener des ateliers d’écriture en braille d’une petite phrase ! Ou bien seulement décoder des mots ou une petite phrase en braille.

 

Pour aller plus loin, le livret d’activité Yes, you canne… apprendre le braille ! comprend de nombreux jeux évolutifs autour de l’écriture braille !

 

Observer, imaginer, représenter

Les personnages du livre sont illustrés avec des formes et des matières assez simples et réalistes, pour des représentations figuratives, toujours de profil (retravaillé par rapport au livre d’origine).

Ainsi, il est intéressant que le lézard soit appréhendé d’abord en entier, puis sans sa queue ; ensuite, il cherche différents types de queues pour remplacer la sienne, et c’est là tout l’intérêt du livre tactile. Pour chaque queue essayée, il y a deux pages : sur la première page, tronquée, le corps du lézard, toujours identique, et sans queue ; comme la page est tronquée, on touche en même temps le corps du lézard et la queue de l’animal qui figure sur la page d’après ; ensuite, quand on tourne la page, on touche l’animal dans sa globalité, et pas seulement la queue.

  • L’enfant peut tout d’abord, en touchant la queue que le lézard essaie, essayer de deviner à quel animal elle appartient, sans tourner la page pour avoir la réponse. (Pour des enfants voyants, leur faire fermer les yeux pendant cette étape).
  • L’enfant pourrait par exemple imaginer ensuite sa propre idée d’un animal à qui le petit lézard a envie de prendre sa queue, avec une représentation arrivant peu à peu, comme dans le livre : d’abord la représentation de la queue de l’animal, puis sa représentation totale, pour passer du parcellaire au global, comme dans le processus de la pratique haptique. Par exemple le lézard peut vouloir prendre la queue d’un cochon, avant de voir le cochon et de se raviser.
  • Puis l’enfant peut en faire une version tactile, par ex. en découpant une forme dans du carton, du tissu, … Suivant le temps qu’on prend pour cet atelier, lui faire créer soit seulement la queue de l’animal, soit l’animal tout entier.
  • Il serait intéressant de leur faire représenter chaque personnage avec deux matières seulement, qui figurent ses attributs principaux, comme dans le livre (les rayures et la queue pour le zèbre ; les écailles et les nageoires pour le poisson, …).
  • Il peut ensuite essayer de faire deviner son animal aux autres enfants, et vice-versa.
  • Inversement, l’enfant peut choisir de créer un autre animal qui aurait perdu sa queue, et lui essayer toutes celles des autres animaux du livre.

 

Découverte du monde 

Pour les enfants déficients visuels, il est important de leur donner à toucher des objets en rapport avec la narration : lorsque c’est possible des objets réels ou à défaut des objets miniatures, ou dont les sensations sont le plus représentatives possibles de ce qu’est la réalité. L’idéal est d’avoir des objets aux proportions réalistes et aux couleurs contrastées pour les enfants qui ont un reste visuel. À défaut de miniatures en plastique, des peluches peuvent convenir. On amène l’enfant progressivement à une meilleure compréhension du monde qui l’entoure en passant ainsi de la 3D (objets à manipuler) à la 2D (la représentation en relief dans le livre).

 

Ateliers d’expression

  • On peut demander aux enfants d’imaginer une petite histoire avec tous les personnages ; par exemple une réunion des animaux pour savoir quelle queue aura le lézard ; ou un monde où tous les animaux renonceraient à leur queue, etc.
  • Les enfants peuvent créer différentes queues à essayer au lézard et expliquer pourquoi ils voudraient lui essayer celle-là ; Inversement, l’enfant peut choisir de créer un autre animal qui aurait perdu sa queue, et lui essayer toutes celles des autres animaux du livre.
  • Ils peuvent le faire aussi en groupe, à la façon d’un “cadavre exquis”, à deux : la moitié des enfants fabriquent des animaux sans queue, l’autre moitié des queues d’animaux, puis ils les mélangent.
  • Éventuellement mimer leur histoire à deux, en participant tous ensemble, puis en s’échangeant les personnages, … Avec des enfants non-voyants, il faudra intégrer beaucoup de descriptions au mime, amener les enfants à décrire précisément leurs gestes (peut-être leur faire toucher des objets précis pour qu’ils puissent bien remimer ensuite ce qu’ils ont eu sous les doigts, bien décrire). Cela évitera d’utiliser des mots relevant d’objets pas accessibles aux non-voyants.
  • On peut également travailler avec les enfants sur la notion du temps qui passe ; en effet, les volets sont de plus en plus grands au fur et à mesure de l’histoire, parce que pendant que bébé lézard se cherche une nouvelle queue, l’ancienne repousse sans qu’il s’en rende compte : on peut donc aborder cette notion.

 

La conscience de l’écrit pour les enfants aveugles

  • Même si votre enfant ne sait pas encore lire le braille, faites-lui toucher le texte en braille car, à la différence des enfants voyants qui sont entourés de lettres et de chiffres, l’enfant aveugle est rarement amené à toucher des caractères en braille.
  • Faites-lui sentir la différence entre des mots courts : lézard/queue et des mots longs : interdiction/alligator.

 

Age des enfants concernés :

  • à partir de 3-4 ans
  • à partir de 6 ans pour l’écriture en braille (au CP)

Nombre d’enfants : activités à effectuer par petits groupes, de 5 à 15 enfants.