Le développement de la conscience de l’écrit chez l’enfant aveugle de 0 à 5 ans : recension des écrits, suivi des actes des assises européennes du livre tactile illustré

Sous la direction de Yves JALBERT et Pierre-Olivier CHAMPAGNE ; Brigitte BERNARD-CHARRON, Jean-Louis BERTHIAUME, Louise COMTOIS, Joanne THIBODEAU, Denise TREPANIER

L’apprentissage de la lecture et de l’écriture débute chez l’enfant par l’émergence de concepts liés à l’acte de lire et d’écrire et correspond à la notion de littératie. La littératie désigne l’ensemble des connaissances en lecture et en écriture permettant à une personne d’être fonctionnelle en société (Office québécois de la langue française, 2002). Chez l’enfant aveugle, de la naissance à 5 ans, le développement d’habiletés cognitives, motrices, tactiles et langagières joue un rôle important dans le développement de la conscience de l’écrit. La conscience de l’écrit se définit, selon Giasson et Thériault (1983), par la connaissance de l’existence de la lecture, des fonctions de l’écrit, des conventions de l’écrit et des concepts de lettre, de mot et de phrase. Toutefois, la cécité chez l’enfant influence le processus par lequel il prend conscience de la présence et du fonctionnement de l’écrit. Contrairement à l’enfant voyant, l’enfant aveugle n’a pas la chance d’avoir un contact régulier, accidentel ou non, avec l’écrit. Sans aucune intervention spécifique favorisant son contact avec la littératie, l’enfant aveugle peut ne pas posséder, au moment de sa rentrée scolaire, le même niveau de connaissances de l’écrit que l’enfant voyant.

25,00

Collection : Sous-collection : Corpus Tactilis "Theoria" Étiquette :
  • 978-2-916170-45-6

Sous la direction de Yves JALBERT et Pierre-Olivier CHAMPAGNE ; Brigitte BERNARD-CHARRON, Jean-Louis BERTHIAUME, Louise COMTOIS, Joanne THIBODEAU, Denise TREPANIER (texte)

Yves Jalbert a reçu son doctorat en Santé communautaire de l’Université de Montréal en 1999. Il a travaillé à l’Institut Nazareth et Louis-Braille, à l’Institut national de santé publique du Québec et il travaille actuellement à l’Association pour la santé publique du Québec. Il enseigne aussi à l’Université du Québec à Trois-Rivières au département des sciences infirmières.

Pierre-Olivier Champagne