Nom d’un champignon !

Édouard MANCEAU

Tiens, tiens, un champignon… Et si on lui dessinait des yeux, un nez, une bouche…

Adaptation tactile d’un classique d’Édouard Manceau qui reste fidèle à son univers très simple et plein d’humour. Ce livre attise la curiosité et l’imagination des enfants par la découverte de nouveaux éléments derrière chaque volet.

Les enfants non-voyants et malvoyants pourront se familiariser avec la structure des différentes parties du corps et les verbes d’action leur correspondant : le sourire sert à rigoler, les pieds à sauter, les bras à attraper… Ce livre permet de travailler sur les représentations corporelles de manière ludique.

55,00

Collection : Étiquettes : , , , , Je manipule, Je ne lis pas encore, Je suis un lecteur débutant
  • Figurative, Fort contraste
  • Alegreya Sans, corps 24
  • 9782365930994

Édouard MANCEAU (texte)

Édouard Manceau est né en Vendée en 1969. Il y a vécu une enfance très heureuse, entouré de ses frères et sœurs et de ses cousins. Après un parcours scolaire chaotique, il choisit d’intégrer l’école des beaux-arts d’Angers. Il s’y découvre alors une vraie vocation artistique, qui ne cessera de grandir. À 30 ans, il publie son premier livre aux éditions Frimousse. Il a collaboré depuis également avec Thierry Magnier, Mila, Le Seuil et Tourbillon, et travaille régulièrement pour Milan Presse. 

Édouard Manceau habite et travaille à Toulouse.

Édouard MANCEAU (illustrations)

Les Doigts Qui Rêvent (illustrations tactiles)

Sommaire :

Sensibilisation À la déficience visuelle

Observer, imaginer, représenter

Découverte du monde

Ateliers d’expression

La conscience de l’écrit pour les enfants aveugles

 

Sensibilisation À la déficience visuelle

Ce livre est une adaptation d’une version illustrée parue aux éditions Milan. Vous pouvez présenter aux enfants les deux versions de cette histoire, l’une à côté de l’autre.

Cela permet d’aborder de nombreuses notions :

  • La notion d’adaptation d’un livre, ici en un livre adapté aux publics en situation de handicap
  • Les différents modes de représentation (graphique, tactile)
  • La déficience visuelle (cécité et malvoyance) qui a pour incidence de rendre inaccessible le texte et les illustrations imprimées (lisibilité et compréhension)
  • L’écriture braille

 

Autour de la découverte du braille, avec une tablette braille et un alphabet en braille comprenant le sens de lecture et le sens d’écriture, vous pouvez mener des ateliers d’écriture en braille d’une petite phrase ! Ou bien seulement décoder des mots ou une petite phrase en braille.

Pour aller plus loin, le livret d’activité Yes, you canne… apprendre le braille !  comprend de nombreux  jeux évolutifs autour de l’écriture braille !

Observer, imaginer, représenter

Le personnage du livre, le champignon, est illustré avec des formes géométriques simples. Il s’agit d’une représentation pas à pas des attributs qu’on ajoute au champignon pour le transformer en lapin : des yeux, un nez, un sourire, des bras, des oreilles. En effet, la pratique tactile s’appréhende de façon séquentielle, par un processus d’exploration manuelle (contrairement à la pratique visuelle, qui s’effectue de façon globale, synthétique). À travers ce livre, on comprend donc le rôle que revêt le toucher lorsqu’on ne voit pas.

  • L’enfant pourrait par exemple imaginer sa propre idée d’un objet qui se transforme en un autre, avec une représentation morceau par morceau comme dans le livre.
  • L’enfant peut dessiner ou fabriquer l’ami du lapin, qui lui aussi est un champignon se transformant en lapin.
  • Une fois arrivé à la fin du livre, on pourrait faire exercer la mémoire de l’enfant, en le faisant décomposer le chemin à l’envers : comment le lapin va-t-il se retransformer en champignon ?
  • Puis l’enfant peut en faire une version tactile, en découpant chaque attribut du lapin dans des matières variées. Le même exercice est possible avec un autre animal choisi par l’enfant, pour apprendre à construire des représentations et aboutir à un bestiaire varié.
  • Cette activité peut s’effectuer à plusieurs : l’un des enfants créera le champignon, un autre y ajoutera le nez, un autre le sourire, etc.

Découverte du monde

Pour les enfants déficients visuels, il est important de leur donner à toucher des objets en rapport avec la narration : lorsque c’est possible des objets réels ou à défaut des objets miniatures, ou dont les sensations sont le plus représentatives possibles de ce qu’est la réalité. L’idéal est d’avoir des objets aux proportions réalistes et aux couleurs contrastées pour les enfants qui ont un reste visuel. À défaut de miniatures en plastique, des peluches peuvent convenir. On amène l’enfant progressivement à une meilleure compréhension du monde qui l’entoure en passant ainsi de la 3D (objets à manipuler) à la 2D (la représentation en relief dans le livre).

Les enfants peuvent toucher tour à tour les différentes parties du champignon qui se transforme et essayer de deviner ce qu’on y a ajouté, avant que l’adulte ne donne la solution : un nez, un sourire, …

L’enfant peut aussi essayer de deviner en quoi se transforme le champignon à chaque étape du processus.

Ateliers d’expression

  • Demander aux enfants de créer chacun son personnage qui change : un champignon qui devient un lapin si c’est ce qu’ils veulent, ou autre chose s’ils ont des idées différentes.
  • Leur demander d’imaginer une petite histoire avec tous les personnages ; par exemple une réunion d’animaux qui se racontent ce qu’ils étaient avant ; ou un concours durant lequel chaque objet va se transformer en animal.
  • Leur demander ensuite de créer une version tactile de leurs personnages, pour les représenter en globalité et comme ils le souhaitent.
  • Ils peuvent le faire aussi en groupe, à la façon d’un « cadavre exquis » : chacun choisit un élément à ajouter au champignon, et une fois assemblés ils auront formé à eux tous l’animal global.
  • Éventuellement, mimer leur histoire chacun avec son personnage, en participant tous ensemble, puis en s’échangeant les personnages … Avec des enfants non-voyants, il faudra intégrer beaucoup de descriptions au mime, amener les enfants à décrire précisément leurs gestes (peut-être leur faire toucher des objets précis pour qu’ils puissent bien re-mimer ensuite ce qu’ils ont eu sous les doigts, bien décrire). Cela évitera d’utiliser des mots relevant d’objets pas accessibles aux non-voyants.
  • À chaque fois qu’un attribut est ajouté (bras, pieds, sourire, yeux, nez, etc), demander à l’enfant le retrouver et de montrer cet attribut sur son propre corps. Les questionner sur la fonction de cette partie du corps (par exemple : à quoi servent les pied ? à sauter, à courir, à marcher, à danser… La bouche sert à sourire, mais à quoi d’autre aussi ? à parler, à crier, à chanter…) L’enfant peut ensuite effectuer l’action représentée dans le livre: sourire, sauter, etc.

Cela leur permettra une meilleure représentation de leur corps, moins diffuse et plus détaillée.

La conscience de l’écrit pour les enfants aveugles

  • Même si votre enfant ne sait pas encore lire le braille, faites-lui toucher le texte en braille car, à la différence des enfants voyants qui sont entourés de lettres et de chiffres, l’enfant aveugle est rarement amené à toucher des caractères en braille.
  • Faites-lui sentir la différence entre des mots courts : lapin/nez et des mots longs : champignon/abracadabra.

Âge des enfants concernés :

  • à partir de 3-4 ans
  • à partir de 6 ans pour l’écriture en braille (au CP)

Nombre d’enfants : activités à effectuer par petits groupes, de 5 à 15 enfants.